Biographie

christophe Le Blay, danseur – chorégraphe – formateur né en 1971.

Carte de voyages en coup de vent.
A 16 ans, je quitte la protection de la chaîne de l’Estérel et, avec elle, le giron familial pour aller à la rencontre du Mistral ; force nouvelle dont je ne me séparerais plus. Entre lutte et évasion, tornades de l’apprentissage au Conservatoire de danse d’Avignon et son opéra.
Puis me laisser emporter plus bas dans le couloir rhodanien, suivre l’entonnoir mistralien : en 1989, arrivée à Marseille et son Ballet National.
7 ans de mise à profit des fastes du grand navire pour étirer les voyages là où le Mistral cède la place, en bon maître, à d’autres illustres courants. Le vent dans lequel j’étais engouffré régnait en monarque, en colon et toujours regardait ses traces plutôt que de vivre les effets d’une danse en partage. Des voyages toujours colorés par le même pavillon : l’académisme de Roland Petit, et Angelin Preljocaj, les shows de Zizi. L’apprentissage de la scène et l’abnégation du moi. Les dégâts et les ravages de régimes autocratiques.
Cesser d’essayer de courir plus vite que le vent dans une quête effrénée à la virtuosité et au trompe l’œil : je m’ancre pour deux années dans la cité phocéenne afin de reprendre pieds, voir le linge battre aux fenêtres, les voiles s’éloigner et réapparaître, sentir m’arriver l’odeur du thym, entendre les platanes geindre sous la pression du vent. Renouer avec un fil du temps. Ouverture à d’autres horizons, au paysage. Le métier de fleuriste m’y aide.
En 1998, mon corps avide des déséquilibres porteurs retourne à la danse. Je peux bénéficier d’un régime spécifique d’assurance chômage pour tenter de vivre les effets des danses en partage. Toujours un vent fort m’accapare plus qu’un autre : volonté d’engagement dans un flux et ressentir ses effets au plus près. Mais il y a la permissivité à me laisser porter vers d’autres rivages et expériences. Le travail du corps dansant aérien réapprend le sol ; les contacts diffèrent et varient en fonction des territoires traversés. Michel Kelemenis, Thierry Thieu Niang, Nadège MacLeay, Christiane Blaise, Félix Ruckert, Pierre Droulers, Laura Scozzi, Bernard Menaut, Roberto Vidal, Michaël Allibert, Christophe Haleb. Constater par ma pratique la pluralité de courants.
S’affirme aussi à ce moment la nécessité de transmettre. S’en suivent ateliers, cours pédagogiques et interventions en milieux spécifiques pour répondre d’autre part aux effets d’une danse de l’échange. Trouver les mots et l’état de corps, le juste état d’attention pour permettre la communication simple guide- guidé.
La prise de parole ouvre sur des vents heureux et d’autres arts : avec François Rancillac, Arnaud Saury, Nathalie Masseglia et Olivier Debos, Christian Gangneron pour la mise en scène et l’opéra ; Gottfried Honneger, Sylvie Ruaulx, Enna Chaton, Frédérique Ribis, Cyrille Weiner,Valérie Du Chéné , Tio et Olivier Grossetête,  pour les arts visuels ; Rémi Duthoit, paysagisme ; Harald Lunde Helgesen, stylisme ; Julika Mayer, Michaël Cros et Renaud Herbin, en marionnette contemporaine.
Avec Renaud Herbin, ils collaborent depuis huit ans à l’élaboration d’une parole commune et singulière sur la relation des corps et des objets et co signent PROFILS pour cinq interprètes en 2015.
Les arts multiples le portent vers la conception de projets : INTERDICTION DE STATIONNER (POUR) EN CORPS UNE PROMENADE et FAIRE DE NOS CORPS PRIS A PARTI DES PARTIS PRIS pour l’Espace de l’Art Concret de Mouans-Sartoux (06-France) en 2003-2004 ; ANEMOCHORE pour le festival les Envies Rhônements 2009 (Camargue–France) et KLAP – Maison pour la danse à Marseille en 2011.
En 2012,  je suis lauréat de UNIDEE – fondation Pistoletto (Italie) avec D’UNE CHAMBRE A CIEL OUVERT – ROOM WITHOUT A ROOF.
CANONS
officiera comme l’étude préalable à sa réalisation dès 2013 : programmation de Soli me Tangere (Nice-France), à la Biennale Internationale Corps-Objet-Image de Strasbourg (67-France), à l’EAC de Mouans-Sartoux, à POPARTs-Centre d’art contemporain de Istres et au festival Question de danse-KLAP Maison pour la danse à Marseille (13-France).

 Ma réflexion sur la place de l’artiste dans la société m’amène à militer et acter au sein du regroupement AC paca Acteurs Chorégraphiques Provence Alpes Côte d’Azur depuis 2007.

PRESSE
article DNA
revue Cannes Soleil

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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