ROOM WITHOUT A ROOF

D’UNE CHAMBRE A CIEL OUVERT 
Ce projet a été lauréat de UNIDEE – UNIVERSITA’ DELLE IDEE fondation Pistoletto (Italie) / UNESCO ASCHBERG en 2012.Il n’a toujours pas pu se concrétiser de par le retrait du commanditaire français – le CONSEIL CULTUREL DE L’UNION POUR LA MéDITERRANéE qui était en charge de la bourse   UNE IDEE SUR UN NON-ACTE

D’UNE CHAMBRE A CIEL OUVERT release under cover of protected public areas
Le jardin public, comme espace domestiqué à ciel ouvert, éclaire nos natures du jour : les natures de l’être et celles du contexte dans lequel nous évoluons. J’y amène mes pré-occupations au présent ainsi que mon rapport au cadre et à l’éducation. Par delà cette dualité, j’y suis ému des libertés que nous accordons à l’instant pour voir fleurir un geste authentique même éphémère. CANONS (*) se sera au préalable consacrée à capter le dessin d’un dessein, celui des élans et de l’impulsion dans le désir de projection.

La recherche dans cette CHAMBRE A CIEL OUVERT s’attachera à capter les passages de seuils entre culture et nature et le tissage des limites entre corps privés et corps public. En entrant dans le parc paysagé, un glissement s’opère et s’ ex-pose par le lâché prise. Il déborde un état conditionné pour découvrir d’autres espaces de corps et de géométries déclinées, d’autres relations au moment et à l’échange : pouvoir se situer dans l’ouvert sur une terre pourtant bridée par sa gestion humaine. Il est là question d’expressions de l’exaltation. Des danses de trans-formations s’incarnent, même minimales : pouvoir goûter et partager la quête du dépaysement dans un espace pré-paré.
Par la complicité partagée au paysagisme, les intimités se délectent de l’épreuve de l’être ensemble.
Il y a là le temps vécu non superflu de se laisser déplacer et de bouger en retour l’aire de jeu. Toucher et être touché. Cette marge de manœuvre révèle la juste posture de l’instant dans la quête du bien être. De l’expansion naît une joie : l’expression de la détente. Pouvoir la surprendre et s’étonner du plaisir de la donner à voir, de la faire sentir.
Parce que la danse est un art de l’expérience du vivant qui, “ comme la poésie et la musique, (est) la concentration intense de ces multiples oscillations intérieures qui tendront à se joindre pour se cristalliser afin que naisse et se développe la forme. Et ce qui se situe « entre les lignes » est non moins significatif de la forme que ce qui est clairement exprimé.  (Mary Wigman – Lettre à un jeune danseur)

Quelle architecture pour ROOM WITHOUT A ROOF?
CANONS (*) aura expérimenté le rapport au spectateur. Ses enseignements permettront de dresser une chambre dans son rapport au-dedans-dehors, à l’autre et au regardeur.
Et puis, pouvoir engager le pas à la proposition “Form follows function ” (Martin Heidegger – Bâtir, habiter penser).
Arriver à établir une installation au service de la joie spacieuse, un design du bien être par l’approche du chorégraphique. Rendre manifeste les lignes de dilatation des corps et des esprits . Ainsi, tendre l’attention sur ces figures mouvementées par les métamorphoses du vertigineux bien être. Donner à voir et à sentir la confrontation du paraître et des élans intimes : l’habit fait-il le moine ? Capter les signes du plein être en plein air.

 

(*) forme performative créée en 2014

 

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